Le travail sur Le Singe sur le piano se poursuit, toujours scène après scène, image après image.
Après les premières lumières, les rencontres, les éclats amoureux et l’insolence poétique, la traversée de Lazare entre désormais dans des zones plus sombres. Le film continue de se construire autour du même dispositif : une péniche-théâtre, une salle vide, un chanteur-poète en filage, un piano, un singe silencieux, et des images qui surgissent comme des fragments de mémoire.
Ces derniers jours, plusieurs séquences importantes ont trouvé leur forme visuelle. Certaines portent la légèreté des mots qui descendent dans la rue, d’autres plongent dans une satire plus grinçante du monde moderne. Le projet alterne désormais entre poésie, ironie, tendresse, révolte et noirceur.
Une nouvelle étape vient aussi d’être franchie avec une séquence plus tragique, où la rue devient théâtre de la misère, de l’indifférence et de la violence sociale. Là encore, les images restent pensées comme des projections intérieures : elles ne cherchent pas à tout expliquer, mais à faire sentir un climat, une époque, une blessure.
La Bible du projet continue d’être tenue à jour avec soin. Chaque image validée est inscrite, nommée, rangée, puis ajoutée au PDF de consultation. La péniche avance lentement, mais sûrement.
La suite devrait faire monter un autre souffle : celui de la révolte collective, des tracts, des drapeaux, des silhouettes qui refusent de marcher au pas.
Pour l’instant, Lazare répète. Le singe écoute. Et quelque chose, dans la cale, commence à gronder.